vendredi 4 février 2022

Tivoli du Pont-Vert - établissement Perrot 1846

 

TIVOLI DE PONT-VERT

 

Mardi 28 juillet 1846

Ouverture de l’établissement PERROT

Illuminations – Feu d’artifice

 

Cet établissement, que sa position, outre sa proximité de Troyes, rend des plus agréables, offre aux personnes qui désirent avoir une table bien servie, un excellent restaurant.

L’établissement est disposé de manière à recevoir bonne et nombreuse société. On y trouve un billard et des jeux champêtres.

Une vaste salle de danse sera, le mardi 28, mise à la disposition du public ; elle sera bien illuminée et l’orchestre sera nombreux et bien composé ; une mise décente est de rigueur.

Une voiture stationnera, vers six heures du soir, à la porte de Preize et sera à la disposition du public pendant toute la durée du bal.

La rétribution est fixée à quinze centimes pour le trajet.

Le prix d’entrée est de cinquante centimes par cavalier ; une carte sera reçue en échange de la consommation qu’on pourra faire.

Entre huit et neuf heures du soir, un superbe feu d’artifice sera tiré dans l’intérieur de l’établissement. Une pièce d’artifice ( dragon ) , placée sur le Pont Vert, communiquera le feu aux autres pièces.

 

N.B.  En cas de mauvais temps, l’ouverture de l’établissement aura lieu le dimanche 2 août.

 


 

 


Annonce publicitaire faite dans le journal "L'Aube" fin juillet 1846


Il faudrait consulter l'intégralité de la presse de l'Aube, à la Médiathèque du Grand Troyes,  pour avoir des informations sur l'avis de la population.

jeudi 3 février 2022

Félicitations aux associations culturelles de Brienne-le-Château

 

Restauration de quatre tableaux du peintre briennois Charles Maginot

 Deux associations culturelles de Brienne-le-Château  ont acquis  lors d'une vente aux enchères quatre tableaux du peintre briennois Charles Maginot lors d'une vente aux enchères à l'automne 2021.

 Deux ont été achetés par les Amis du musée Napoléon,  les deux autres ont été acquis par l'Association de Sauvegarde du Patrimoine de Brienne-le-Château.

Les quatre toiles sont confiées à la restauratrice Valérie Trémoulet et à la maison Collignon pour les cadres.

Ces quatre œuvres proviennent de la maison, située 16, rue Jean Jaurès, de l'architecte Jean-Louis Fontaine. à qui l'on doit le Château des Loménie de Brienne :

Ces oeuvres seront présentées au public après leur restauration.

Une entente remarquable au service des habitants de la région 




jeudi 4 novembre 2021

La famille Grandemange à Dienville




 La famille Grandemange a habité plusieurs décennies à Dienville à partir des années 1890.

Le père Joseph Edmond Grandemange avait été un brillant  jeune  adjoint au maire de la ville de Troyes, il avait occupé des fonctions importantes dans le mouvement coopératif local ( gérant de  la Ruche troyenne) avant de faire faillite dans ses occupations professionnelles personnelles.

Cette faillite le conduisit à  démissionner de ses fonctions représentatives et à abandonner sa carrière politique très prometteuse .

 Il vint s'installer avec sa famille à Dienville, où plusieurs de ses enfants naquirent. Il récupéra l'intégralité de ses droits quelques années plus tard avec sa réhabilitation commerciale mais ne reprit pas ses activités représentatives.

Ses enfants se firent remarquer pour leurs brillants résultats scolaires

. La presse locale cite leurs noms parmi les brillants élèves du canton et du département. Sa fille devint institutrice, parmi ses trois fils deux intégrèrent l'Ecole d'ingénieurs des Arts et Métiers de Châlons sur Marne, le troisème fit une carrière commerciale.

Cette famille mériterait une étude approfondie à partir des informations conservées dans les archives.

En attendant, une carte postale conservée par une collectionneuse de Radonvilliers nous a été prêtée,  elle est reproduite ci-dessus.

Elle est écrite par l'un des fils,  Georges Grandemange, et est destinée à l'un de ses condisciples "gadzart" :  H. Vincent.

Il lui fait part de sa "cordiale et gadzarique(sic) poignée de main".

samedi 30 octobre 2021

La famille Checq et la création de la Société de libres penseurs de Bar-sur-Aube 1885



 


Le 27 mars 1885 le secrétaire provisoire Nicolas  Checq-Lécuyer s'adresse au sous-préfet de Bar sur Aube pour déclarer la création d'une société anti-religieuse de libres penseurs .

On peut remarquer dans la liste des adhérents provisoires annexée aux statuts la signature de plusieurs membres féminins, et particulièrement celle d'Irma Lécuyer, épouse Checq.

Le Petit Troyen daté du 30 août 1895  relate l'enterrement civil du citoyen Nicolas Checq-Lecuyer le jeudi précédent. Une foule de trois cents personnes a participé à la cérémonie. Le deuil était conduit par Gaston Checq, le fils du défunt.

Louis Sarcelle s'est exprimé au nom de la Société de libre-pensée, suivi par le pharmacien M. Humblot au nom des amis de la famille.