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mercredi 17 avril 2019

Montier en Der, Jeanne d'Arc par A. Roberton




Statue de Jeanne d'Arc par le sculpteur Adolphe Roberton.

Adolphe Roberton, fils de  Charles Hippolyte Roberton et  Thérèse Agathe Lubineau est né  le 28 septembre 1853 à Paris, il est décédé le 15 juillet 1899 à Paris 13ème.
La statue de Jeanne d'Arc a été réalisée par la fonderie Durenne de Sommevoire. Elle a eu une certaine renommée en France et à l'étranger (Los Angeles), et a été utilisée pour orner plusieurs monuments aux morts.
A Montier en Der, elle était installée initialement avenue de la gare et elle fut déplacée après la fermeture de cette gare au pied de l'abbatiale.


  Jeanne d'Arc
 Montier en Der, avril 2019

lundi 11 avril 2016

La République de Charles Capellaro - Montier en Der


 Statue de Charles-Romain Capellaro, fonderie A. Durenne Sommevoire.

Modèle en platre - Paradis de Sommevoire

Charles-Romain Capellaro, notice du Maitron

Né le 2 septembre 1826 à Paris ; mort dans cette ville en 1899 ; d’origine italienne mais naturalisé Français ; élève de David, de Rude et de Duret, il fut un statuaire de talent, titulaire de trois médailles à des expositions nationales : Salons de 1863, 1865, 1866 ; marié, père de trois enfants ; il participa activement à la Commune de Paris.
Charles Capellaro, en 1871, habitait, rue du Chemin-Vert, à Paris, XIe arr. Garde au 195e bataillon de la Garde nationale, il fut délégué de compagnie, puis de bataillon, enfin délégué de légion au Comité central.
Dès les premiers jours de la Commune, Charles Capellaro appartint à la délégation municipale du XIe arr., délégation qui comprenait, à la date du 5 avril : Bezier, Capellaro, E. Collas, David, Giraud, Guillaume, Magdonel, E. Parthenay, Patey, E. Riblet, Simbozel (cf. Murailles... 1871, op. cit., 5 avril, p. 187). Il s’occupa de la formation de la XIe légion. Bien qu’il affirmât « n’avoir jamais été affilié à l’Internationale », il en fit vraisemblablement partie, puisque Guillaume lui écrivait, le 17 avril : « Pendant que vous êtes en train d’organiser la légion, voyez donc si vous ne pouvez pas employer le citoyen Fée, un de nos camarades de l’Internationale, suivant ses aptitudes. »
Un arrêté du 10 mai l’appela à faire partie du bureau militaire de la XIe légion — il en aurait été le président — avec J. Baux, H. Collin, Dudoit, C. Favre, Feld-Meyer et E. Picard (Voir Picard fils). Un « sous-comité fédéral » de la Garde nationale du XIe arr. groupait, avec Collin et Favre, les nommés : André, Dorgal et Périer (cf. Murailles... 1871, p. 187).
Charles Capellaro appartint à la commission qui fit réquisitionner et brûler la guillotine — Voir V. Idjiez
On citera encore parmi les citoyens actifs du XIe arr. pendant la Commune : les membres du Comité central électoral, républicain, démocrate, socialiste constitué en vue des élections du 26 mars à la Commune de Paris (André, Baux J., Bocquet, Clavier, Cousin, Dumas, Liaz, Marty, Missier, Regnault, Tournot) et les membres de la commission d’enquête constituée le 13 avril « pour les pensions et indemnités à accorder aux veuves et orphelins des victimes de la défense des droits du peuple » (J. Baux, Blanchon, Ch. Boucher, Dudoit, Guillaume, V. Idjiez, Martens, Mizeret, Moraux, Mortier, Périer, Planche, Plivard, Tourneur A.) parmi lesquels on retrouve des noms déjà cités.
Charles Capellaro reconnut avoir vu apporter le 23 mai des barils de pétrole à la mairie du XIe arrondissement, mais il déclara qu’il ignorait l’usage qu’on voulait en faire.
Le 5e conseil de guerre le condamna, le 13 mai 1872, à la déportation simple.
Charles Capellaro participa à l’exposition des Beaux-Arts à Paris, en 1874 ; sa statue de l’ange Gabriel destinée au portail de l’église Saint-Eustache a été terminée à Sainte-Pélagie.
Sa peine fut commuée, le 27 juin 1876, en dix ans de bannissement et il rentra de déportation l’année suivante par le Navarin. Il bénéficia de la remise du reste le 20 avril 1879.
En 1882, il devint professeur de dessin à l’École normale de Saint-Cloud et cessa d’avoir toute activité politique.
SOURCES : Arch. Nat., BB 24/752, n° 5220 et BB 27. — J. Bruhat, J. Dautry, E. Tersen : La Commune de 1871, op. cit. — P. O’Reilly, Les Calédoniens, op. cit. (il cite le Dictionnaire des Artistes de l’École française, t. I, p. 196). — J.O. Commune, 10 avril et 11 mai 1871. — Murailles... 1871, op. cit.

lundi 24 septembre 2012

La République des Droits de l'Homme - Montier en Der

 

La République des Droits de l'Homme, oeuvre de Charles Capellaro (1826-1899) réalisée par la Fonderie A. Durenne de Sommevoire, visible à Montier en Der.
Modèle en platre conservé au Paradis de Sommevoire.
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samedi 22 septembre 2012

Les saisons de Hélène Bertaux à Montier en Der

 


Deux statues de Hélène Bertaux, provenant de la fonderie Durenne de Sommevoire, dans le parc Linet à Montier en Der (52). Elles font partie d'un ensemble sur les quatre saisons.




Hélène Bertaux (1825-1909)




En 1909 disparaissait à Saint-Michel de Chavaignes (Sarthe), quasi oubliée, la sculptrice Hélène Bertaux (née Joséphine Charlotte Hélène Pilate), plus connue sous le nom d'artiste de Mme Léon Bertaux (prénom de son second mari, épousé en 1866).

Issue d'un milieu modeste, et formée au départ dans l'atelier de son beau-père Pierre Hébert, elle souhaita rapidement offrir aux femmes attirées par la sculpure un enseignement digne de ce nom et financièrement abordable, en ouvrant dès 1873 un atelier de modelage, puis un atelier de sculpture pour femmes en 1880. Elle fut également la fondatrice (en 1881) et la première présidente de l'Union des Femmes Peintres et Sculpteurs (U.F.P.S.), reconnue d'utilité publique en 1892.



Bravant les interdits, son opiniâtreté permit à ses consœurs d'entrer enfin à l'Ecole nationale des Beaux-Arts de Paris à partir de 1897, puis de concourir au Prix de Rome à partir de 1903. Elle devint également en 1896 l'unique membre féminin du jury de sculpture du Salon des Artistes Français.



Elle reçut de nombreuses commandes pour le décor d'édifices publics dont notamment une statue en pied du peintre Chardin pour une des façades de l'Hôtel de Ville de Paris, deux frontons pour le nouveau Louvre ("La Navigation" et la "Législation"), deux bustes pour l'opéra Garnier, et une fontaine monumentale à Amiens.



Son "Jeune gaulois prisonnier" (plâtre de 1864, marbre de 1867, bronze d'avant 1874) mérite attention : à une époque où les femmes n'avaient pas encore accès aux cours de nus et d'anatomie, il est sans doute l'un des plus anciens nus d'homme, jamais sculpté par une femme...

Sa "Jeune fille au bain" (marbre de 1876) eut un énorme succès et elle fut la 1ère femme sculptrice à obtenir une médaille d'Or de 1ère classe pour le plâtre de sa "Psyché sous l'empire du mystère" lors de l'Exposition Universelle de 1889 (une petite révolution... tout comme l'avait été la médaille d'Honneur de Rosa Bonheur, en tant que peintre femme, à l'exposition universelle de 1855)



Elle participa, enfin, activement à la grande Exposition Internationale de Chicago de 1893.





par Mathilde Huet - mai 2009
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