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mercredi 1 janvier 2025

En souvenir de Claude Boyer, amoureux des paysages et rivières de Champagne


 

Revue de presse : L'Union du 19 09 2010

Exposition signée Claude Boyer à la maison Clémangis

L'aquarelliste des rivières

Publié le dimanche 19 septembre 2010 à 11H00

Claude Boyer, amoureux des rivières de Champagne.

«C 'EST ma maîtresse. Il n'y a qu'elle que ma femme m'autorise à aller dans son lit ».
Sa maîtresse, c'est la rivière. Et c'est le lit de cette rivière qu'évoque Claude Boyer, jeune aquarelliste pétillant qui dans la palette plurielle des traits de sa personnalité, manie avec un égal bonheur le verbe et le pinceau.
Jeune aquarelliste oui, dans le cœur et dans la connaissance de son art. Car si aux âmes bien nées, la valeur n'attend pas le nombre des années, Claude aura patienté sept décennies de sa vie pour se découvrir un talent.
Au détour d'une vallée
Un talent pourtant mature, aujourd'hui exposé et que les visiteurs de la maison Clémangis pourront découvrir jusqu'au 26 septembre.
Découvrir et apprécier à plus d'un titre. Dans la rencontre d'une part avec le peintre lui-même : pas si évident que cela tant, dans une exposition, on peut être uniquement séduit par l'œuvre quand l'auteur nous laisse indifférent. Dans la rencontre à l'inverse avec l'homme exclusivement, alors qu'on peut se moquer de ses tableaux.
Avec Claude on apprécie les deux : le barbu sympa, qui sait être espiègle sans cesser d'analyser celui qu'il fait sourire, et l'aquarelliste aux pastels personnels et touchants, à l'œuvre fine et exquise. Et s'il est permis du reste de se demander comment des bras septuagénaires aux veines saillantes peuvent se prolonger par des doigts tellement habiles qu'on les croirait féminins, eh bien on arrive à cette réponse : les années ont ridé la peau de Claude, pas son âme.
La rivière est la muse de cet aquarelliste surtout quand cette rivière s'appelle Aube. Le natif de Brienne-le-Château en a suivi les méandres durant 248 kilomètres, s'arrêtant au hasard ou sur un coup de cœur quand par exemple lui semblait plus beau ce soleil qui filtrait des feuillages au-dessus de l'onde. Chez Claude, l'inspiration se fait au détour d'une vallée, là près d'une arche, ailleurs face à un moulin.
Eaux courantes et eaux dormantes
A chaque halte une aquarelle. A chaque aquarelle une histoire comme ici aux environs de Préfontaines, où se découvrent des lieux secrets et qui se méritent : « En récompense, on découvre, en regardant vers l'amont, un ballet de branches aux formes harmonieuses, en un spectacle féerique, surtout si on a la chance, ou tout simplement le désir, d'y voir des jeux de lumières exceptionnellement allumées ».
Claude est à la fois un ancien du lycée de Châlons et un ancien ingénieur de l'Ecole des arts et Métiers de la ville préfecture. A Clémangis, le visiteur pourra découvrir une centaine d'aquarelles dont certaines – promis juré craché - sont locales dans une expo intitulée « Les eaux courantes et dormantes de Champagne-Ardenne et d'ailleurs ».
Ah au fait, comment est venue cette belle idée de prendre un jour le pinceau ? « C'est arrivé comme ça » hausse les épaules l'aquarelliste qui précise toutefois : « Je savais dessiner, mais pas colorier ». De fait, ce sont des cours pris avec son épouse Françoise, sous la houlette d'une pédagogue qu'il aime à citer, Annie Pincault, qui ont poussé le peintre à persévérer : « Elle nous a transformés », dit-il. Mais sans doute qu'en ce qui concerne Claude, serait-il plus précis de dire : « Elle m'a révélé… »
Fabrice MINUEL
Exposition jusqu'au 26 septembre de 14 à 19 heures, à la maison Clémangis. Entrée libre.

Annonce

mercredi 30 septembre 2015

Revue de presse : le Cercle d'eau - Lac du Temple

http://www.fontesdart.org/wp-content/uploads/2015/04/Les_121_sculptures_en_bronze_du_cercle_deau_pillees_et_saccagees.pdf


Les 121 sculptures en bronze du «cercle d’eau» pillées et saccagées


 



PUBLIÉ LE 24/11/2014 
sur le site www.fontesdart.org 

Par
Céline Tillier

Barrage-réservoir Aube - Lac Amance –
 Dans l’indifférence générale, la plus grande installation monumentale du monde en bronze est pillée, saccagée et laissée à l’abandon.

Sur les digues du barrage-réservoir qui borde le lac Amance, il fut un temps où les promeneurs pouvaient admirer la plus grande œuvre du monde en bronze. Un cercle d’eau et 121 sculptures scellées sur la roche.
C’était avant le scandale d’un pillage orchestré dans la plus parfaite indifférence.
L’histoire remonte à 1993, lorsque deux sculpteurs, Sylvia Lacaisse et Patrice Alexandre, lèvent le voile sur une réalisation magistrale, de près d’un million d’euros.
« La mémoire de l’eau présente sur le rivage est
représentée par les poissons monumentaux, la fontaine permet à l’eau de sortir de son lit et rencontrer la
main du visiteur pour replonger dans le canal de restitution en direction de la Seine ».
Des heures, des mois d’un travail acharné dont tout le monde s’accorde à saluer la beauté. Cinquante tonnes de bronze pour une réalisation hors du commun. Une œuvre d’art qui aurait pu, qui aurait dû être préservée
de la destruction organisée et parfois même commandée.
« Les maîtres d’ouvrage, en l’occurrence l’Institution interdépartementale des barrages de la Seine et la Ville de Paris, ne veulent plus entendre parler de l’œuvre. C’était pourtant à eux de sécuriser le site »,
fulmine Patrice Alexandre.
Morceaux par morceaux, le cercle d’eau disparaît. Les premiers poissons sont volés en 1997 et depuis, les modules faits de bronze deviennent la proie des pilleurs que personne n’interpelle jamais.
« Pour nous, c’est dramatique », lance Sylvia Lacaisse devant ce qui faisait hier sa fierté, « l’absence de réaction témoigne du
déni de l’artiste et de son travail».
Opération commandée
De plainte en plainte, les artistes découvrent le pire au gré de leur passage sur le site.
« L’institution a décidé de scier le garde-corps afin de retirer la rambarde sculptée en se moquant des droits moraux. »
Certains travaux que l’on dit de réfection sont réalisés à la hâte par lesreprésentants de l’institution interdépartementale. Qu’importe les risques.
« L’installation a été pensée avec une vitre en verre porteuse
rendant l’ensemble stable sans étais. Lorsqu’ils se rendent compte que la vitre est étoilée, ils utilisent une feuille de polycarbonate, ce qui a pour conséquence de rendre le garde-corps très instable. »
Loin de se rapprocher des auteurs, l’opération commandée de destruction de l’œuvre continue :
« On ajoute trois barres de soutien sans se soucier que cette modification porte atteinte au travail effectué ». Ivres de rage, les artistes ne baissent pas les bras.
« Nous étions prêts à faire des concessions pour que la pièce puisse
revivre, mais toujours, nous nous sommes confrontés à l’arrogance de ceux qui ne veulent rien entendre. »
Déterminés à porter haut la valeur de leur travail, Patrice Alexandre et Sylvia Lacaisse ne baisseront pas les bras. Malgré les années de procédure passées et celles à venir. « On ne lâchera pas. Comment peut on imaginer qu’un artiste lâche prise ? »
Contactés par nos soins, les représentants de l’Institution interdépartementale des barrages de la Seine n’ont pas souhaité réagir.


lundi 9 septembre 2013

Claude Boyer, revue de presse septembre 2013



Article publié le dimanche  8 septembre 2013 dans les quotidiens
Libération-Champagne et L'Est-Eclair.
Posted by Picasa